Levures de brasserie
29 % du gisement
AgroMetha SARL · Péni · Bobo-Dioulasso · Burkina Faso
Nous ne sommes pas un producteur d’électricité.
Nous bâtissons un écosystème de développement local. En valorisant les déchets organiques du territoire, nous produisons une électricité renouvelable, des engrais organiques accessibles aux agriculteurs, et nous supprimons une nuisance environnementale — trois leviers d’une même filière.
Ce site a un but simple : expliquer, étape par étape et sans jargon, ce qu’est la méthanisation et comment elle transforme un problème en ressource.
12 600 t/an
de déchets organiques valorisés
250 kW
de puissance électrique installée
10 000 t/an
d’engrais organiques produits
00Le principe
Entre les deux, un procédé biologique naturel : la méthanisation. Des bactéries digèrent la matière organique en l’absence d’oxygène et libèrent un gaz combustible. Voici comment, du camion de collecte au champ fertilisé.
01Le constat
Autour de Bobo-Dioulasso, la matière organique s’accumule sans filière de traitement. Elle pourrit à l’air libre et relâche du méthane. Pendant ce temps, les engrais chimiques s’importent à des prix qui explosent, et l’électricité manque.
12 600 t/an
Levures de brasserie, invendus de marchés, déchets de mangue, résidus de manioc, sous-produits d’abattoir : aucune filière ne les traite. Ils fermentent sur place, attirent les nuisibles et polluent les sols.
100 %
Les engrais minéraux utilisés dans les Hauts-Bassins sont importés. Leur prix suit les cours mondiaux et grève la trésorerie des exploitations, année après année.
58 %
Une large part de l’électricité consommée au Burkina Faso est importée. Le réseau est tendu, les délestages fréquents, et la production locale renouvelable reste marginale.
× 25
Le méthane (CH₄) réchauffe 25 fois plus que le CO₂ sur 100 ans. Laissé s’échapper, c’est un gaz à effet de serre. Capturé, c’est un carburant.
02La collecte
Pas d’importation, pas de culture dédiée. Cinq gisements identifiés dans un rayon de 40 km autour du site, soit 12 600 tonnes de matière organique par an — aujourd’hui perdues.
Total collecté
12 600 t/an
Rayon de collecte · 40 km
3 650t/an
Un flux industriel régulier toute l’année, très riche en matière fermentescible — le socle de l’alimentation du digesteur.
3 000t/an
Fruits, légumes et restes d’étals collectés quotidiennement sur les marchés de l’agglomération.
2 500t/an
Écarts de tri et résidus des unités de séchage. Un gisement saisonnier massif, aujourd’hui laissé sur place.
2 000t/an
Épluchures et pulpes des unités de transformation, une filière locale dense autour de Bobo-Dioulasso.
1 450t/an
Sous-produits organiques à fort pouvoir méthanogène, dont l’élimination pose aujourd’hui un problème sanitaire.
03Le digesteur
Une cuve hermétique de 2 500 m³, chauffée, sans oxygène. La matière y séjourne 45 à 60 jours. Dedans, des micro-organismes la transforment en biogaz — en quatre étapes biologiques successives.
01 — Hydrolyse
Les bactéries découpent les grosses molécules — sucres, graisses, protéines — en morceaux solubles. La matière commence à se liquéfier.
02 — Acidogenèse
Ces morceaux sont fermentés en acides gras volatils, en alcools et en hydrogène. Le milieu s’acidifie.
03 — Acétogenèse
Les acides sont convertis en acétate, hydrogène et CO₂ — exactement le repas des micro-organismes de l’étape suivante.
04 — Méthanogenèse
Les archées méthanogènes produisent le méthane. Le biogaz est né : environ 60 % de CH₄, 40 % de CO₂.
04Le biogaz
Le biogaz s’accumule sous le dôme du digesteur, rejoint un gazomètre qui lisse la production, puis alimente le moteur de cogénération. 660 000 normo-mètres cubes par an.
Biogaz produit
0 Nm³/an
Le combustible : c’est lui qui porte l’énergie.
Inerte, non brûlé. Valorisable à terme (CO₂ alimentaire, industriel).
Le gaz se sépare du liquide et s’accumule sous la membrane du digesteur.
Un tampon de stockage souple, qui absorbe les à-coups de production.
Le gaz fait tourner un moteur qui produit simultanément électricité et chaleur.
05L’électricité
Le moteur de cogénération brûle le biogaz. L’énergie mécanique devient du courant, injecté sur le réseau de la SONABEL. La chaleur n’est pas perdue : elle maintient le digesteur à température et reste valorisable pour des usages voisins.
250kW
Puissance installée
1,5 GWh/an
La production annuelle est vendue en totalité à la SONABEL dans le cadre d’un contrat d’achat.
70 FCFA/kWh
Un revenu stable et contractualisé, indexé sur un tarif de rachat de l’électricité renouvelable.
Chaleur
La chaleur fatale du moteur chauffe le digesteur. Le surplus est mobilisable pour du séchage ou des usages industriels voisins.
06L’engrais
Ce qui reste devient une ressource.
La matière a donné son énergie ; il lui reste toute sa fertilité. Séparée en une part solide et une part liquide, elle redevient un engrais organique vendu aux agriculteurs du territoire — 10 000 tonnes par an.
Digestat produit
0 t/an
Le nom technique est « digestat » : le résidu de la méthanisation. Riche en azote, phosphore et potassium sous une forme directement assimilable par les plantes, contrairement au fumier brut. Il remplace tout ou partie des engrais minéraux importés.
3 000 t/an
Amendement de fond : elle restructure le sol, améliore la rétention d’eau et reconstitue le stock de matière organique.
7 000 t/an
Fertilisation ciblée en cours de culture, plus simple à épandre et à effet rapide sur le rendement.
Boucle courte
Une fertilisation produite sur place, à un prix décorrélé des cours mondiaux, pour les exploitations du bassin de Bobo-Dioulasso.
07La boucle
Déchets, biogaz, électricité, engrais, cultures : chaque sortie d’une étape devient l’entrée de la suivante. Ce n’est pas un slogan d’économie circulaire, c’est le schéma d’exploitation.
08L’impact
Données de dimensionnement de la centrale de Péni. Les valeurs encore en cours de validation portent un marqueur explicite.
0 t/an
Déchets organiques valorisés
0 kW
Puissance installée
0,0 GWh/an
Électricité injectée au réseau
0 Nm³/an
Biogaz produit
0 t/an
Engrais organiques produits
0 t/an
CO₂e évitées[À CONFIRMER]
0
Emplois directs créés[À CONFIRMER]
0 ha
Emprise du site à Péni
09AgroMetha
AgroMetha SARL possède et exploitera une unité de méthanisation à Péni. Notre objet n’est pas de vendre des kilowattheures : c’est de créer, autour d’un même site, une filière de traitement des déchets, une production d’énergie renouvelable et une offre d’engrais organiques accessible aux agriculteurs du bassin.
Le modèle est réplicable : partout où un bassin urbain concentre des déchets organiques et un réseau électrique sous tension, la même unité peut être dupliquée. Péni est le premier site, pas le dernier.
Péni
Hauts-Bassins · Burkina Faso
à ~40 km de Bobo-Dioulasso · Terrain de 2 ha
Site sécurisé
2 ha à Péni
Gisement contractualisé
12 600 t/an[À CONFIRMER]
Mise en service visée
2027

10Contact
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