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AgroMetha SARL · Péni · Bobo-Dioulasso · Burkina Faso

AgroMetha

Nous ne sommes pas un producteur d’électricité.

Nous bâtissons un écosystème de développement local. En valorisant les déchets organiques du territoire, nous produisons une électricité renouvelable, des engrais organiques accessibles aux agriculteurs, et nous supprimons une nuisance environnementale — trois leviers d’une même filière.

Ce site a un but simple : expliquer, étape par étape et sans jargon, ce qu’est la méthanisation et comment elle transforme un problème en ressource.

  • 12 600 t/an

    de déchets organiques valorisés

  • 250 kW

    de puissance électrique installée

  • 10 000 t/an

    d’engrais organiques produits

00Le principe

De déchets à énergie

Entre les deux, un procédé biologique naturel : la méthanisation. Des bactéries digèrent la matière organique en l’absence d’oxygène et libèrent un gaz combustible. Voici comment, du camion de collecte au champ fertilisé.

01Le constat

Trois problèmes, une seule cause

Autour de Bobo-Dioulasso, la matière organique s’accumule sans filière de traitement. Elle pourrit à l’air libre et relâche du méthane. Pendant ce temps, les engrais chimiques s’importent à des prix qui explosent, et l’électricité manque.

  • 12 600 t/an

    Des déchets abandonnés

    Levures de brasserie, invendus de marchés, déchets de mangue, résidus de manioc, sous-produits d’abattoir : aucune filière ne les traite. Ils fermentent sur place, attirent les nuisibles et polluent les sols.

  • 100 %

    Des engrais importés

    Les engrais minéraux utilisés dans les Hauts-Bassins sont importés. Leur prix suit les cours mondiaux et grève la trésorerie des exploitations, année après année.

  • 58 %

    Une électricité dépendante

    Une large part de l’électricité consommée au Burkina Faso est importée. Le réseau est tendu, les délestages fréquents, et la production locale renouvelable reste marginale.

  • Levures de brasserie
  • Déchets de marchés
  • Déchets de mangue
  • Résidus de manioc
  • Déchets d’abattoir

× 25

Le méthane (CH₄) réchauffe 25 fois plus que le CO₂ sur 100 ans. Laissé s’échapper, c’est un gaz à effet de serre. Capturé, c’est un carburant.

02La collecte

La matière est déjà 

Pas d’importation, pas de culture dédiée. Cinq gisements identifiés dans un rayon de 40 km autour du site, soit 12 600 tonnes de matière organique par an — aujourd’hui perdues.

Total collecté

12 600 t/an

CentralePéni12 600 t/an

Rayon de collecte · 40 km

  • Levures de brasserie3 650t/an
  • Déchets de marchés3 000t/an
  • Déchets de mangue2 500t/an
  • Résidus de manioc2 000t/an
  • Déchets d’abattoir1 450t/an
  • 3 650t/an

    Levures de brasserie

    Un flux industriel régulier toute l’année, très riche en matière fermentescible — le socle de l’alimentation du digesteur.

  • 3 000t/an

    Déchets de marchés

    Fruits, légumes et restes d’étals collectés quotidiennement sur les marchés de l’agglomération.

  • 2 500t/an

    Déchets de mangue

    Écarts de tri et résidus des unités de séchage. Un gisement saisonnier massif, aujourd’hui laissé sur place.

  • 2 000t/an

    Résidus de manioc

    Épluchures et pulpes des unités de transformation, une filière locale dense autour de Bobo-Dioulasso.

  • 1 450t/an

    Déchets d’abattoir

    Sous-produits organiques à fort pouvoir méthanogène, dont l’élimination pose aujourd’hui un problème sanitaire.

Intrants12 600 t/an01020304Biogaz660 000 Nm³/anDigestat10 000 t/an2 500 m³ · 45–60 j

03Le digesteur

Le cœur du procédé

Une cuve hermétique de 2 500 m³, chauffée, sans oxygène. La matière y séjourne 45 à 60 jours. Dedans, des micro-organismes la transforment en biogaz — en quatre étapes biologiques successives.

Volume du digesteur
2 500 m³
Temps de séjour
45–60 j
Régime de température
Mésophile

Les quatre étapes de la digestion anaérobie

  1. 01Hydrolyse

    Les bactéries découpent les grosses molécules — sucres, graisses, protéines — en morceaux solubles. La matière commence à se liquéfier.

  2. 02Acidogenèse

    Ces morceaux sont fermentés en acides gras volatils, en alcools et en hydrogène. Le milieu s’acidifie.

  3. 03Acétogenèse

    Les acides sont convertis en acétate, hydrogène et CO₂ — exactement le repas des micro-organismes de l’étape suivante.

  4. 04Méthanogenèse

    Les archées méthanogènes produisent le méthane. Le biogaz est né : environ 60 % de CH₄, 40 % de CO₂.

04Le biogaz

Le gaz qui monte

Le biogaz s’accumule sous le dôme du digesteur, rejoint un gazomètre qui lisse la production, puis alimente le moteur de cogénération. 660 000 normo-mètres cubes par an.

Biogaz produit

0 Nm³/an

Méthane (CH₄)

~60 %

Le combustible : c’est lui qui porte l’énergie.

Dioxyde de carbone (CO₂)

~40 %

Inerte, non brûlé. Valorisable à terme (CO₂ alimentaire, industriel).

Dôme

Le gaz se sépare du liquide et s’accumule sous la membrane du digesteur.

Gazomètre

Un tampon de stockage souple, qui absorbe les à-coups de production.

Moteur de cogénération

Le gaz fait tourner un moteur qui produit simultanément électricité et chaleur.

05L’électricité

Du moteur au réseau

Le moteur de cogénération brûle le biogaz. L’énergie mécanique devient du courant, injecté sur le réseau de la SONABEL. La chaleur n’est pas perdue : elle maintient le digesteur à température et reste valorisable pour des usages voisins.

250kW

Puissance installée

1,5 GWh/an

Injectés au réseau

La production annuelle est vendue en totalité à la SONABEL dans le cadre d’un contrat d’achat.

70 FCFA/kWh

Tarif de rachat

Un revenu stable et contractualisé, indexé sur un tarif de rachat de l’électricité renouvelable.

Chaleur

Récupérée, pas perdue

La chaleur fatale du moteur chauffe le digesteur. Le surplus est mobilisable pour du séchage ou des usages industriels voisins.

06L’engrais

Rien ne se jette

Ce qui reste devient une ressource.

La matière a donné son énergie ; il lui reste toute sa fertilité. Séparée en une part solide et une part liquide, elle redevient un engrais organique vendu aux agriculteurs du territoire — 10 000 tonnes par an.

Digestat produit

0 t/an

Le nom technique est « digestat » : le résidu de la méthanisation. Riche en azote, phosphore et potassium sous une forme directement assimilable par les plantes, contrairement au fumier brut. Il remplace tout ou partie des engrais minéraux importés.

3 000 t/an

Fraction solide

Amendement de fond : elle restructure le sol, améliore la rétention d’eau et reconstitue le stock de matière organique.

7 000 t/an

Fraction liquide

Fertilisation ciblée en cours de culture, plus simple à épandre et à effet rapide sur le rendement.

Boucle courte

Moins d’engrais importés

Une fertilisation produite sur place, à un prix décorrélé des cours mondiaux, pour les exploitations du bassin de Bobo-Dioulasso.

07La boucle

Rien ne sort du cercle

Déchets, biogaz, électricité, engrais, cultures : chaque sortie d’une étape devient l’entrée de la suivante. Ce n’est pas un slogan d’économie circulaire, c’est le schéma d’exploitation.

Répartition théorique du chiffre d’affaires

  • Engrais solide62 %
  • Électricité29 %
  • Engrais liquide9 %

08L’impact

Ce que ça change, en chiffres

Données de dimensionnement de la centrale de Péni. Les valeurs encore en cours de validation portent un marqueur explicite.

  • 0 t/an

    Déchets organiques valorisés

  • 0 kW

    Puissance installée

  • 0,0 GWh/an

    Électricité injectée au réseau

  • 0 Nm³/an

    Biogaz produit

  • 0 t/an

    Engrais organiques produits

  • 0 t/an

    CO₂e évitées[À CONFIRMER]

  • 0

    Emplois directs créés[À CONFIRMER]

  • 0 ha

    Emprise du site à Péni

09AgroMetha

Une centrale, un territoire

AgroMetha SARL possède et exploitera une unité de méthanisation à Péni. Notre objet n’est pas de vendre des kilowattheures : c’est de créer, autour d’un même site, une filière de traitement des déchets, une production d’énergie renouvelable et une offre d’engrais organiques accessible aux agriculteurs du bassin.

Le modèle est réplicable : partout où un bassin urbain concentre des déchets organiques et un réseau électrique sous tension, la même unité peut être dupliquée. Péni est le premier site, pas le dernier.

Péni

Hauts-Bassins · Burkina Faso

à ~40 km de Bobo-Dioulasso · Terrain de 2 ha

  • Site sécurisé

    2 ha à Péni

  • Gisement contractualisé

    12 600 t/an[À CONFIRMER]

  • Mise en service visée

    2027

Localisation du projet AgroMetha — province du Houet, Hauts-Bassins, Burkina Faso
Péni · Hauts-Bassins · Terrain de 2 ha

Partenaires

  • Brasserie locale[À CONFIRMER]Gisement — levures et effluents
  • Abattoir de Bobo-Dioulasso[À CONFIRMER]Gisement — sous-produits organiques
  • SONABEL[À CONFIRMER]Raccordement et achat de l’électricité
  • Commune de Péni[À CONFIRMER]Foncier, gouvernance territoriale
  • Bailleurs[À CONFIRMER]Financement climat et infrastructure

10Contact

Investisseurs, institutions, partenaires

Un projet industriel, un dossier complet, un site sécurisé. Écrivez-nous : nous répondons aux demandes documentées.